24 mai 2011

L'Antiphète (III)

Je dois partir. La terre qui fait émerger toutes choses me récuse et me projette vers le néant. Car partir, cependant que l'immobilité fige l'étant, c'est se laisser embarquer sur un navire en feu et être érigé en exemple. Je n'emporterai rien. Rien de plus facile.

Le silence même ne peut faire oublier le silence d'une autre langue, ni la bouche aux lèvres serrées qui lui donne assourdissance. Il doit s'évanouir seul dans les ténèbres.

Quand il parvint sur la piste, il se tourna vers l'horizon et le vit s'approcher comme une invitation à rejoindre la terre des déshumains.

Posté par Parkane à 14:17 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires sur L'Antiphète (III)

  • Le Profête (trois)

    Ce n’était pas un jeux pour Tsa , il devait partir sans échapper; le creuset qui donne matière à toutes choses n’existait pour lui que par son gueuloir. , car la fuite de départ n’est qu’un point de retour annoncé ; un coup à se faire rejeter . Il n’emporterait rien , rien est le plus facile.
    Oublier même ne peut faire silence de la recherche d’une autre langue ni faire assouplir les lèvres serrées de la jurisprudence. Il voulait s’épanouir rêver comme un zèbre.
    Quand il parvint sur la piste, il se tourna vers l'horizon et le vit s'approcher comme une invitation à rejoindre la terre des déshumains.

    Posté par ouanda, 24 mai 2011 à 16:24 | | Répondre
  • l'assure-faite

    terre deshumaine des ayant-été et des ne-pas-êtres

    Posté par lignesbleues, 29 mai 2011 à 08:01 | | Répondre
  • Tout doit partir !

    Que de souvenirs non-vécus, de passés jamais plus représentés ... joie du vide !

    Posté par Parkane, 30 mai 2011 à 08:49 | | Répondre
  • Echo ?

    @ouanda : Etrange lalie sur la ligne.

    Posté par Parkane, 30 mai 2011 à 08:52 | | Répondre
  • Que no que no

    Exercices de péristyle de peripatéticien.
    un peu aussi d'aloyaux là , yo Parkane!

    Posté par ouanda, 30 mai 2011 à 15:54 | | Répondre
  • Le Profête trois bis

    Il crut d'abord reconnaitre le serveur du café du désert : Zardoz , mais Zordik avait un chien prés de lui , ce qui lui confirma qu’il n’était décidément pas physionomiste ! . En effet Tsa c’était fait une perception situationniste du monde les rendant ineptes à quiconque les rencontraient ; ainsi , habitué à voir Zordik de l’autre côté de la dune et à entendre ses sempiternels soliloques de solitude désespérés il en vint à croire qu’il était une espèce d’once de solitude incarnée dans ce désert . L ‘entendre maintenant blatérer ainsi sur la piste, nus pieds, les vêtements en loques coloria pour lui l ‘existence de Zordik d’un hâle humain étrange et paradoxal.il lui demanda : « comment pour les deshumains l‘évidence conduit elle au vide ? »

    Posté par ouanda, 31 mai 2011 à 17:01 | | Répondre
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