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Il est vrai que l'on pourrait juger d'un cynisme révoltant le fait que des agences de notation abaissent la note de pays qui sont tout juste en train de se débarrasser des tyrans qui ont détourné, pendant des décennies, une grande partie de la richesse de ces mêmes nations, tout en gardant le pouvoir par la force et la répression.
Alors, avant d'accuser tout de suite des financiers responsables, bon pères de familles, d'être des techno-mercenaires avides de profits spéculatifs, regardons les choses de plus près. Dans une situation de renouvellement de régime, et quand, de surcroît, ce sont les exclus d'hier qui espèrent, au moins dans un premier temps, d'accéder à la gestion des affaires publiques, il est tout naturel que l'on veuille mettre en place une répartition équitable des richesses communes reconquises. Il en découle une forte tentation "socialiste", nationalisations et augmentation du nombre de fonctionnaires comprises.
Et là, interviennent les agences de notation qui, d'une manière délicate, rappellent au nouveau dirigeants de ne pas oublier, dans l'agitation générale que l'on peut imaginer aisément, de passer un petit coup de fil au futur président (")socialiste(") de la république française, afin que celui-ci leur explique comment éviter les pièges d'une politique collectiviste qui risquerait de heurter la sensibilité de la communauté internationale.