21 février 2009

Nuit américaine

Après le doc alcoolo qui accouche la femme du héros de la conquête de l'ouest sans anicroche pendant une attaque furieuse des peaux rouges, dopé, pardon, dégrisé qu'il est, par la confiance aveugle qu'on lui témoigne, - faute de choix, il faut bien le reconnaître -, après Rocky, Rambo, et d'autres innombrables personnages qui prennent sur eux comme des forcenés, qui échappent à leur vice par la volonté surhumaine d'être à la hauteur, qui agissent comme si le monde entier comptait sur eux seuls pour le sortir de la merde, et le drame de ce monde débile est qu'il compte sur eux réellement, voilà le dernier cru californien de grosse tache qui rugit en la personne du Wrestler, incarné par un Mickey devenu maousse par la force de la médecine réparatrice moderne et le gross malheur qui a faillit l'achever avant l'âge, s'il n'avait servi de tremplin à sa résurrection rédemptrice.
Moi, je vous le dis, comme je le pense : Si jamais, vous me voyez un peu effondré, un chouia dépressif, sans appétit, pété au pastaga à sept heures du mat, tirer sur le chichon au petit dèj, et tenir des discours trop cohérents pour être à la portée du premier venu, évitez de me parler de ma dignité à reconquérir, de mon honneur à mettre trente-sept fois sur le métier, du monde à sauver avant que Bruce Willis ne foute tout en l'air, et qu'il n'est jamais trop tard, et qu'il suffit d'un peu de courage, et toutes ces conneries qui passent par la tête de tout ceux qui ne savent ni quoi dire ni quoi faire quand les indiens attaquent la cavalerie. Moi, je vous le dis : Ni jogging, ni muscu, ni bistouri ! Et je vous demande de me laisser sombrer en paix !

Posté par Parkane à 07:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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