Les mots de Maître Parkane

Aphorismes et chroniques politico - poético - philosophiques

13 novembre 2009

Fantasme intégral

belphbaguette12 juin 2011 :
Les agents du GPCLIN (gardiens de la paix civile, de la laïcité et de l'identité nationale) ont interpellé tôt ce matin à la sortie d'une boulangerie parisienne plusieurs femmes revêtues de burqas, venues acheter baguettes et croissants pour le petit déjeuner de leurs familles. Elles ont été verbalisées avec l'injonction, comme la nouvelle loi le stipule, de quitter immédiatement leur voile intégral sous peine d'être placé en cellule de dévoilement.
Les personnes concernées ont choisi d'obtempérer sur le champ, mais, comme ils s'est avéré qu'elles étaient entièrement nues sous leur vêtement, elles ont, malgré leurs vives protestations, aussi écopé d'une contravention pour outrage public à la pudeur. 

Posté par Parkane à 16:03 - De l'air du temps - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

10 novembre 2009

Comment résister à l'irrésistible ?

sarkomurQuand le camarade Erich Honecker, au matin du 9 novembre 1989, décrocha son téléphone et entendit la voix d'un haut responsable de la Stasi lui annoncer qu'un certain Monsieur Nicolas Sarkozy venait de sortir du BHV de Paris avec en poche un petit burin et un petit marteau, et s'apprêtait à gagner Orly afin de se rendre le plus vite possible à Berlin, il savait que les carottes étaient cuites.
Il reposa le combiné avec une lenteur qui l'exaspérait lui-même, mais c'était ça ou le laisser tomber carrément, tellement il se rendit compte que le moment qu'il était en train de vivre était aussi extraordinaire qu'effrayant. Ce petit bonhomme, qu'il surveillait depuis tant d'années, ce petit bonhomme dont une diseuse de bonne aventure lui avait prédit la venue, un soir d'hiver dans l'arrière-salle d'un bouge de Leipzig quand il n'était encore qu'un petit agent de la sécurité d'état, alors que le mur n'était même pas encore construit, ce petit bonhomme s'était donc mis en route aujourd'hui.
Enfin, après avoir poussé un grand soupir dans l'intimité de son bureau au souvenir d'un entretien avec le grand frère Gorbatchev qui avait lâché dans un hochement de tête : "Le jour où ce petit bonhomme décide de passer à l'action, même tous les chars de l'armée rouge n'y pourront rien ...", le camarade Erich Honecker appela son ordonnance et lui demanda d'une voix anormalement douce : "Bringen Sie mir doch bitte eine grosse Schachtel, damit ich anfangen kann meine persönlichen Sachen zusammenzuräumen." *)

*) Apportez-moi, s'il vous plaît, une grand boîte en carton, afin que je puisse commencer à ranger mes affaires personnelles.

Posté par Parkane à 17:48 - De l'air du temps - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 novembre 2009

Aborigénalisme

- Monsieur Gaston, permettez-moi de vous souhaiter le bon soir !
- Monsieur Martin ? Vous ? A cette heure-ci ? Quelle surprise !
- Tout à fait, Monsieur Gaston ! Mais quand on se sent d'humeur crépusculaire, il ne faut point lésiner.
- Je ne vous proposerai donc pas, comme d'habitude, un petit café, ponctué d'un "comme d'habitude".
- Non, mon cher, ce soir, pour fêter ce grand débat, tant attendu, qui actuellement secoue les cacahuètes de tous les comptoirs de France et de l'avare, je vous demanderai un verre de l'une de nos plus célèbres boissons nationales, je veux parler du pastis, et un triple, je vous prie !
- Si vous permettez, Monsieur Martin, ne s'agit-il pas dans ce cas plutôt d'une boisson régionale ?
- ... ?
- En revanche, Monsieur Martin, en ce qui concerne les cacahuètes, je vous suis tout à fait, aujourd'hui on peut les considérer comme quasi nationales.
- Votre remarque est juste, Monsieur Gaston, et sa justesse la fait tomber dans l'oreille d'un bien-entendant, car en effet, il serait bien limitateur de limiter ce grand débat à la dimension nationale, en oubliant les dimensions qui la sous-tendent : la régionale, en effet, mais aussi la cantonale, la municipale, la collégiale, l'associative, la clubériale, la voisinale, la familiale, et last but not least at all, l'individuelle, l'organique, la cellulaire, la mitochondriaque, l'atomique, l'électronique et enfin la quarkiale, à défaut de bosondehiggsienne.
Car il faut savoir descendre l'échelle organisationnelle de la société, du vulgum et de la matière même, afin de pouvoir la remonter en emmenant tout le monde vers un but partagé en ne laissant personne croupir au pied du mur ! Chaque échelon de l'échelle doit être un but, je cite de mémoire un des plus importants personnages de la Vème république française.
Osons poser la vraie question : Ne s'agit-il pas avant tout pour chacun de trouver en sa cuisine intérieure les éléments nutritionnels qu'il pourra mettre en commun, afin de se retrouver avec d'autres chacuns et chacunes autour d'un plat appréciable par toutes et par tous sans pourtant en faire un, si jamais les goûts, les interdits médicaux, voire les régimes amaigrissants de certains ne seraient pas en phase avec le plat du jour ?
- Je vous apporte la carte, Monsieur Martin ?
- Avec plaisir, Monsieur Gaston ! Et au diable de savoir si demain le plus gras dénominateur commun sera le steak frite ou le chiche-kebab !
- Avec une bouteille de Bordeaux, Monsieur Martin ?

Posté par Parkane à 16:54 - De l'air du temps - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

06 novembre 2009

Sondageries

mensondage

Posté par Parkane à 15:41 - De l'air du temps - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

04 novembre 2009

Exploit historico-mural

le_mur_de_berlinL'Allemagne de l'Ouest
est le seul pays au monde
qui ait réussi a envahir un pays voisin
en encourageant la population de celui-ci
à venir faire du lèche-vitrine
et à se saouler chez lui. 

Posté par Parkane à 18:42 - De l'air du temps - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

31 octobre 2009

Spécial Halloween

La complainte du fantôme du vieux syndicaliste

Je ne sais pas très bien comment, mais le fait est, qu'ils ont eu vent
de mon passé d'agitateur, de militant des mondes meilleurs.
Ils m'ont prié de revenir troubler les nuits de ces braves gens
qui m'empêchaient d'dormir en paix déjà du temps de mon vivant.

Pour faire trembler tous ces salauds, je leur ai dit : je suis partant,
mais j'éxige qu'on m'fournisse gratos un beau costume de revenant.
J'veux pas passer pour un loquedu aux yeux d'ceux qui m'auraient connu
et pour faire peur à des méchants mon vieux costard manque de mordant,
et pour faire peur à des méchants mon vieux costard manque de mordant.


A défaut d'sang, sur mon contrat, j'y ai mis la poussière de ma cervelle
et illico j'ai fait la demande d'un pied de biche, et d'une pelle.
Car je refuse d'quitter ma boîte à coup d'karaté ou d'savate
et je n'ferai pas la taupe qui creuse même pour les beaux creux d'la faucheuse.

Ils ont promis de m'embaucher dans un commando de vrais pros,
de spécialistes de la trouille, de spectres qu'ont pas froid aux - os.
Je leur ai dit que j'voulais bien, sur le champ me mettr'au turbin,
mais à la condition signée d'une formation de qualité,
mais à la condition signée d'une formation de qualité.


Après deux mois dans un caveau à hurler comme des déterrés,
à défiler avec des chaînes et à lancer des crânes rasés,
nous voilà prêts, la fine équipe, l'esprit frappeur nommé la Trique,
Ecto, le plasme transformiste et moi le vieux syndicaliste.

Pour notre toute première mission, on s’trouve chez un marchand d'canon,
voilà qu'il chiale comme un gamin qu'sa mère n'l'a pas nourri au sein.
Puis s'est le tour de dictateurs, de mercenaires, de malfaiteurs,
mais ils ont tous de bonnes raisons psys pas logiques pour ce qu'ils font,

mais ils ont tous de bonnes raisons psys pas logiques pour ce qu'ils font.


Mais à vrai dire, le plus ardu, c'est d’ébranler le capital
et de convaincre ses suppôts qu'ils ont un reste de sens moral.
C'est qu'ils croient vraiment dur comme fer que ce qu'ils font c'est pour le bien
et le bonheur d'leurs congénères, faut dire qu'c’t’engeance ne doute de rien.

Comme on n'est pas sorti de l'auberge, qu’on désespère des lendemains,
j'en appelle à la direction pour nous donner les grands moyens,
car ce boulot bien difficile de psy-fantôme à domicile,
méritera, - vous en conviendrez,
méritera, - vous en conviendrez,
une prime
de fin
d'éternité.

Posté par Parkane à 16:57 - Chansons - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

23 octobre 2009

Semblant de fin de parti prix

Déçus, ceux qui espéraient que Jean s'enferre.
Aucune gueule d'ange, même pas celle de Saint Frédéric,
ne put retenir le bras azinzin du président Abraham
qui fit s'abattre son glaive en soufflant dans l'oreille de sa fictime :
"Faisons jeanblanc, mon fils !"

Posté par Parkane à 15:12 - De l'air du temps - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

20 octobre 2009

Relativité générale

L'optimiste : Si ça continue comme ça, on finira tous par bouffer de la merde !
Le pessimiste : Oui, mais il n'y en aura pas pour tout le monde !

Posté par Parkane à 18:29 - N'importe quoi - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 octobre 2009

Réactivité +

rosbachAprès la publication d'un rapport courageux de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, Afsset, qui recommande à la population de "moins s'exposer" aux ondes électromagnétiques, la ministre de la santé, Mme Roselyne Bachelot, n'a pas hésité un instant avant de décrocher son téléphone fixe à fil et de passer commande à l'industrie française de 65 millions de casques à plomb, ainsi que 68 millions de slips isolants pour femme et 62 millions de slips isolants pour homme, sachant que ces slips isolants ont été dûment testés par des expérimentations en laboratoire sur des rats, et qu'ils sont, bien entendu, lavables.
Cette réaction extrêmement rapide prouve une fois de plus que les autorités ne reculent devant aucun sacrifice quand il s'agit de protéger la population contre les dangers d'un monde sans répit ni repli.
Le président de la république s'est rendu immédiatement à Gandrange pour annoncer la réouverture de son aciérie et de sa transformation immédiate en filature de plomb, tout en exprimant sa confiance aux salariés icenciés-réintégrés en ce qui concerne leurs compétences dans la fabrication de matériels isolants métallofiliques.
Les syndicats de la métallurgie ont, dans la foulée, organisé un défilé de la victoire qui sera suivi d'un concert gratuit donné par le chanteur Renaud.

Posté par Parkane à 17:35 - De l'air du temps - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

14 octobre 2009

L'ascenseur est bloqué au rez-de-chaussée

- Monsieur Martin, bonjour ! Un petit café, comme d'habitude ?
- Bonjour, Monsieur Gaston ! Oui, s'il vous plaît, avec un grand verre de lait !
- De poule, Monsieur Martin ?
- ?
- Le lait ? De poule, Monsieur Martin ?
- Absolument pas, Monsieur Gaston ! Lait pur ! Avez-vous remarqué, mon cher, que le blanc, qui n'est pas une couleur, le symbole de l'innocence, de la virginté et de la croissance calciumisée de nos chères têtes blondes et brunes, est parfaitement opaque, au point de soustraire à notre vue tous les éléments qui le posent, le composent, et même le décomposent ! En cela le blanc est bien plus efficace sinon sournois que le noir qui, lui, ne cache rien mais entraîne notre regard nonchalant vers les abymes du désarroi.
- Ah, Monsieur Martin est particulièrement inspiré aujourd'hui.
- Absolument, Monsieur Gaston ! Et je dirais qu'il y a de quoi ! Car enfin la vérité éclate au grand jour, nos yeux ébahis se décillent, nos bouches bées se décrochent les machoires et nos bras n'ont pas fini de tomber ni nos culs de se taper parterre. Ce que nous prenions pour le décor n'était que son envers ! Là où nous voyions de l'exigence, se démasque la nullité ! Là où nous nous soumettions sans rechigner au diktat de la récompense dûment méritée, se découvre un principe de Peter surmultiplié, un principe surpeterien, pour ne pas dire contre-peterien, selon lequel l'incompétence n'est pas un état qu'on atteint à force d'ascension et de promotion, mais un état fondamental et nécessaire à l'accès, puis à l'évolution dans les sphères dirigeantes des conseils d'administration.
Oh, soulagement ! Oh, démocratie universelle enfin rendu possible ! Fini la torture des études, des concours, du travail acharné à la lueur vaccillante d'un espoir mille fois remis sur le métier !
- Monsieur Martin, vous vous sentez bien ?
- Jamais je ne me suis senti mieux, Monsieur Gaston ! Nous sommes tous présidents de conseil d'administration ! Nous sommes tous présidents ! Tous présidents ...
- Monsieur Martin !
- ...
- ?
- Vous avez raison, Monsieur Gaston, mettez-moi un peu de rhum dans ce lait trop blanc, double dose, merci.

Posté par Parkane à 16:36 - De l'air du temps - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
Page suivante »